Quinze secondes. C'est l'avance de Dylan Scott sur Louis Osselaer à l'arrivée des championnats du monde de Stockholm, en juin, 53:47 contre 54:02. Et ces quinze secondes, l'Américain est allé les chercher tout au bout.
Au moment d'attaquer les wall balls, le dernier atelier, Scott n'est que sixième. Il remonte cinq places sur l'exercice que tout le monde redoute en fin de course, les cuisses déjà en feu, et il coupe la ligne en tête. Pour aller chercher un titre mondial, difficile de faire plus spectaculaire.
Derrière lui, le Belge Louis Osselaer signe la course de sa vie. Ce Gantois passé par le baseball, le triathlon et le CrossFit devient vice-champion du monde et s'installe d'un coup parmi les tout meilleurs.
La troisième place, elle, s'est jouée à rien. Tim Wenisch et Charlie Botterill arrivent tous les deux en 54:04, et c'est l'Allemand qui prend le bronze. Champion du monde sortant, Wenisch repart avec une médaille mais sans son titre. Il se console lors des mêmes championnats en gagnant le double avec Alexander Rončević, en 48:57.
Rončević, justement, c'est l'autre histoire de ces Mondiaux. Deux mois après son record du monde à Varsovie, il ne termine que sixième du solo, en 54:18. Un championnat ne se gagne pas au chrono, il se gagne à la gestion de la course.
Côté français, Xavier Dufour et Martin Lecorgne prennent la douzième place du double élite en 51:41. Ils sont là, au milieu des meilleures paires du monde. La prochaine étape, c'est de jouer devant.
Sources : Rox Lyfe, HYRESULT, Hyrox Vault, Valentin Genest, ROXFIT, HybridNews.


